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15-07-2006
Zoom sur la presse turque


La médiation turque dans la crise israélo-palestinienne.
La Turquie est de nouveau en première ligne, à plusieurs niveaux, dans le conflit israélo-palestinien. Tout d’abord, des officiels turcs et palestiniens ont signé lundi 10 juillet un accord en vertu duquel la Turquie va débloquer 1 million de dollars aux Palestiniens. Objectif : contribuer au développement des institutions étatiques palestiniennes et à la formation de leurs cadres.
Cette signature intervient, comme chacun le sait, dans un contexte très tendu, marqué par l’enlèvement d’un soldat israélien par des militants palestiniens et la capture en retour par les militaires israéliens de plusieurs ministres du gouvernement. Une escalade jugée « très préoccupante » par Abdullah Gül, le chef de la diplomatie turque, qui a estimé selon le Turkish Daily News que les tensions actuelles « compromettent la recherche d’une solution politique sur la base de la coexistence de deux Etats ». « Les nouvelles générations se nourrissent d’inimitié et de sentiments de revanche », a-t-il ajouté.
L’accord a été signé au siège du ministère turc des Affaires étrangères par Vehbi Dinçerler, le coordinateur spécial de la Turquie pour les problèmes économiques et sociaux des Palestiniens, et Nabil Maarouf, l’ambassadeur palestinien à Ankara. Ce dernier a remercié la Turquie pour l’enveloppe d’un million de dollars, en soulignant toutefois que la position politique adoptée par Ankara était encore plus importante que cette aide financière. « La position politique défendue par MM. Erdogan et Gül a toujours été juste et claire », a-t-il déclaré.
Le responsable palestinien a ajouté que des projets que la Turquie comptait financer ont été suspendus après l’arrestation par les forces israéliennes de plusieurs ministres du gouvernement palestinien. Les sommes prévues à cet effet seront affectées aux plans de développement de l’Autorité palestinienne pour les années 2006-2008.
M. Dinçerler, le signataire turc de l’accord, a révélé qu’Ankara envisage de signer un nouvel accord avec les Palestiniens, l’an prochain, portant sur une nouvelle aide d’1 million de dollars. Quant à Abdullah Gül, il a indiqué que la Turquie’ étudiait les moyens d’envoyer aux Palestiniens une aide alimentaire d’urgence de 10 000 tonnes de farine.
Au-delà de l’inquiétude exprimée par Abdullah Gül ou des appels répétés de Recep Tayyip Erdogan aux dirigeants israéliens à cesser leur offensive et à libérer les officiels palestiniens, c’est également la société civile turque qui manifeste contre la dégradation de la situation dans les territoires palestiniens. L’agence Anatolie rapporte qu’un rassemblement a été organisé dimanche 9 juillet, dans les rues d’Istanbul, par un parti islamiste (le Parti de la Félicité), afin de protester contre « le traitement cruel et inhumain réservé à 1 300 000 Palestiniens pour l’enlèvement et non l’assassinat d’un soldat israélien ». « Cette dernière attaque menée par Israël n’a pas pour but de libérer le soldat capturé, a déclaré Recai Kutan, le président de ce parti islamiste. Elle vise à punir le peuple palestinien en le privant d’eau, d’électricité, de nourriture et de médecine, et à le dresser contre le Hamas. »
Recai Kutan a exprimé son indignation devant le « silence » de la communauté internationale : « Où sont les Nations unies ? Où sont les organisations internationales de défense des droits de l’homme ? Que font la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique ? (…) L’ensemble du monde islamique devrait s’unir politiquement, économiquement et dans d’autres domaines pour répliquer aux tyrans israéliens. (…) Rester silencieux face à cette cruauté revient à la soutenir ! ».
On notera que le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a suivi la manifestation par téléphone, saluant ses « frères turcs » au nom du peuple palestinien, et ajoutant qu’il était « de cœur avec eux dans les rues d’Istanbul ».
Autre fait à relever concernant cette manifestation : l’intervention d’Omer Vehbi Hatipoglu, le vice-président du Parti islamiste organisateur de ce rassemblement, qui a dénoncé le génocide perpétré par Israël sous les yeux du monde entier. « Vous tous qui nous ressortez à chaque occasion le génocide arménien, où êtes-vous à présent ? Etes-vous insensible à ces événements ? », s’est-il exclamé.
La Turquie, on le sait, s’efforce depuis des mois de devenir un acteur de premier plan dans le conflit israélo-palestinien. En février dernier, une délégation du Hamas conduite par le dirigeant en exil en Syrie Khaled Mashaal était reçue à Ankara, provoquant la colère d’Israël et des Etats-Unis. Selon les informations reçues à l’époque, c’est Ahmet Davutoglu, le conseiller en chef du Premier ministre Erdogan sur les questions de politique étrangère, qui aurait été le cerveau de ce projet d’invitation de la délégation du Hamas.
Un Ahmet Davutoglu que l’on retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène, puisque le conseiller du Premier ministre turc a été dépêché à Damas, en fin de semaine dernière, pour tenter de convaincre le président Bachar El-Assad de dénouer la crise israélo-palestinienne. L’information a été confirmée par Abdullah Gül, à l’aéroport d’Ankara, juste avant son départ pour une visite officielle aux Etats-Unis. La Syrie est en effet pointée du doigt pour abriter des leaders du Hamas, qu’Israël rend responsable de la capture le 25 juin dernier du soldat israélien Gilad Shalit.
A son arrivée sur le sol américain, Abdullah Gül est allé plus loin dans les confidences. Il a indiqué que la visite effectuée par M. Davutoglu le 2 juillet à Damas avait été mise sur pied à la demande d’Israël et des Etats-Unis. « Ce qui se passe entre Israël et les Palestiniens a une influence directe sur l’ensemble de la région et le monde entier, et de nouvelles donnes émergent des deux côtés, a souligné Abdullah Gül. Nous craignions à l’époque que la situation ne se détériore. Malheureusement, nos prédictions se sont avérées exactes. (…) Et si la situation n’est pas maîtrisée maintenant, cela pourrait être bien pire dans trois mois. »
Abdullah Gül a précisé que le conseiller de M. Erdogan avait bien rencontré Bachar El-Assad, mais pas Khaled Mashaal, qu’Israël accuse d’être le cerveau de l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit. Une version contredite par un officiel palestinien à Damas cité dans une dépêche de l’agence Associated Press reprise par le Turkish Daily News. Selon cet officiel palestinien, dont l’identité n’est pas dévoilée, Khaled Mashaal a indiqué à Ahmet Davutoglu que le Hamas était disposé à faire preuve de souplesse.
De son côté, selon la chaîne de télévision turque NTV, Ahmet Davutoglu, lors de sa rencontre avec Bachar El-Assad, a souligné que la Syrie avait pris des « décisions courageuses » dans le passé, comme son retrait du Liban. « Nous attendons d’elle une approche identique », a déclaré le conseiller de M. Erdogan au président syrien. M. Davutoglu a demandé à la Syrie d’accentuer ses efforts en vue de la libération du soldat israélien capturé. Il a également averti, toujours selon la même source, que la présence en Syrie de Khaled Mashaal, le dirigeant en exil du Hamas, créait une image négative autour de la Syrie. Bachar El-Assad aurait répondu qu’il avait du respect pour la politique régionale poursuivie par la Turquie, ajoutant qu’il était prêt à contribuer aux initiatives turques afin de dénouer la crise au Proche-Orient.
Cette visite en Syrie du conseiller de M. Erdogan n’a pas été du goût du chef de l’opposition en Turquie, Deniz Baykal. Il a critiqué ces « discussions menées en coulisses », qui traduisent selon lui « une nouvelle orientation de la politique étrangère de la Turquie ». Le leader du CHP reproche notamment au Premier ministre d’avoir envoyé son conseiller Davutoglu à Damas sans en avoir informé au préalable le ministère des Affaires étrangères. Une critique récurrente, puisqu’en février dernier déjà, les mêmes reproches étaient adressés à Recep Tayyip Erdogan par le même chef de l’opposition Deniz Baykal.
En revanche, la mission de M. Davutoglu à Damas a été saluée par l’administration américaine, à l’occasion de la visite d’Abdullah Gül aux Etats-Unis. « Ce que la Turquie a fait – aller à Damas et dire aux Syriens qu’ils doivent utiliser tous leurs leviers afin de réduire les tensions – est très utile », a souligné Condoleezza Rice, la chef de la diplomatie américaine.
Un satisfecit du Département d’Etat américain, qui contraste – comme le fait observer Ümit Enginsoy, du Turkish Daily News – avec les critiques formulées l’an dernier par Washington à l’adresse d’Ankara, lorsque les dirigeants turcs avaient refusé de se joindre durant la crise libanaise à la politique d’isolement diplomatique et économique de la Syrie. Un diplomate turc qui a souhaité conserver l’anonymat a déclaré que Washington « a sans doute compris que garder les canaux de communication ouverts était politiquement profitable ».
Si la Turquie fait le forcing sur le plan politique dans ce dossier, c’est aussi parce que des intérêts économiques sont en jeu. Au-delà de l’aide d’1 million de dollars débloquée par Ankara, dont nous parlions tout à l’heure, la Turquie est soucieuse de mener à bien son projet de redynamiser la zone industrielle d’Erez, dans la bande de Gaza. En janvier dernier, Turcs, Palestiniens et Israéliens avaient signé un mémorandum pour la reconstruction de cette zone industrielle, sous l’égide de l’Union des Chambres turques d’Import-Export. Trois mois plus tard, en avril, cette dernière réaffirmait son engagement en faveur de la création de 10 000 emplois pour des Palestiniens confrontés à un chômage galopant et à une insécurité permanente.
Aujourd’hui, malgré l’offensive israélienne sur Gaza et les pillages successifs qui ont dévasté la zone industrielle d’Erez, Abdullah Gül reste persuadé que l’escalade actuelle va prendre fin et que le projet d’initiative turque va voir le jour. « Je voudrais dire que nous n’avons pas abandonné ce projet, a souligné le chef de la diplomatie turque. Sans sécurité, il n’y aurait aucun développement économique et social. Et sans développement économique et social, la sécurité ne pourrait pas être garantie. »

Bakou-Tbilissi-Ceyhan, un oléoduc pour contrer la Russie.
Quelques jours avant l’inauguration officielle de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, l’administration américaine a tenu à réaffirmer le caractère stratégique de l’ouvrage. En visite à Ankara, Matthew Bryza, secrétaire d’Etat adjoint en charge de l’Europe et de l’Eurasie, s’est attardé mardi 11 juillet devant les journalistes sur le volet énergétique de la coopération bilatérale turco-américaine, renforcée par le document sur la vision stratégique commune entre les deux pays, qu’Abdullah Gül et Condoleezza Rice ont rendu public la semaine dernière.
« Nous voulons que la Turquie soit une puissance constructive et positive dans la région du Caucase », a affirmé M. Bryza, qui s’est dit convaincu que l’oléoduc, baptisé “projet du siècle”, servirait ce dessein. « Notre but est d’augmenter les performances du marché énergétique européen, qui ne fonctionne pas bien en ce moment. Une concurrence commerciale est nécessaire. »
En avril dernier, la Secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice avait demandé à la Grèce et à la Turquie de ne pas permettre à la Russie d’établir un monopole sur les fournitures de gaz à l’Europe. « Nous ne voulons pas de confrontation avec la Russie sur la question énergétique, a déclaré Matthew Bryza mardi 11 juillet, mais plutôt une concurrence qui serait dans l’intérêt des deux parties, contrairement à la situation actuelle. »
De son côté, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a indiqué au journal Cumhuriyet que l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan allait permettre d’acheminer le pétrole caspien en direction des marchés mondiaux. « Il y avait dans le passé une forme de résistance à ce projet, a souligné Ilham Aliev, certaines forces ne souhaitant pas le voir se réaliser. On prétendait même que le projet n’était pas avantageux économiquement. Mais aujourd’hui, on s’aperçoit que ces affirmations n’étaient pas fondées, tandis que nos pensées, nos idées et notre politique sont devenues une réalité. Cet ouvrage, et plus généralement les projets internationaux mis en œuvre dans le secteur azerbaïdjanais de la mer Caspienne, ont déjà brisé les frontières régionales, pour prendre une dimension mondiale qui compte beaucoup aux yeux de l’Azerbaïdjan. »
Dans ce contexte, la cérémonie d’inauguration officielle de l’oléoduc ne pouvait que réunir certains des plus grands chefs d’Etat de la planète. Selon le quotidien chypriote turc Kibrisli, environ 15 chefs d’Etat, 30 Premiers ministres et 50 ministres des Affaires étrangères et de l’Energie devaient assister à la cérémonie. Parmi eux le président américain George Bush, son homologue russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique Tony Blair devaient composer la brochette de chefs d’Etat venus inaugurer le “projet du siècle”. A noter enfin, toujours selon Kibrisli, que les organisateurs de la cérémonie ont prévu d’inviter Ferdi Sabit Soyer et Serdar Denktash, respectivement Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Chypre-Nord, mais pas le président chypriote Tassos Papadopoulos.

Les Turcs fiers de leur pays et à fond derrière leur armée.
Le quotidien turc Yeni Safak a publié les résultats d’un sondage mené par l’institut américain Gallup en Turquie et dans les pays de l’Union européenne, autour du thème de la confiance de la population dans les institutions. D’après les résultats, il apparaît que 67% des sondés font confiance aux militaires dans les pays de l’Union européenne, tandis que ce pourcentage atteint les 86% en Turquie. Par ailleurs, la population turque a le sentiment que la Turquie s’est développée durant ces cinq dernières années, à la différence des pays de l’UE, où l’opinion publique croit majoritairement à un recul pendant la même période en termes de développement. En outre, les Turcs sont en tête du classement des citoyens fiers de leur pays, avec 65% d’opinions favorables, devançant largement les Suédois, lanterne rouge avec seulement 13%. Inversement, les Turcs sont les derniers à faire confiance à leur système éducatif, qu’ils ne sont que 40% à juger satisfaisant, loin derrière les Danois, les premiers en Europe dans ce domaine, avec 78% d’opinions favorables.
On relèvera enfin que l’opinion publique turque fait confiance à hauteur de 57% à l’appareil judiciaire et aux institutions religieuses ; suivent le système de santé et les consultations électorales (48%), le monde de la finance (37%) et les médias (25%).
Le quotidien Yeni Safak a demandé au Pr Dogu Ergil de livrer son commentaire sur les grandes tendances qui se dégagent de l’opinion publique turque. « Nous pouvons faire deux lectures des résultats du sondage, souligne Dogu Ergil. Tout d’abord, la plupart des gens sont satisfaits du Parti de la Justice et du Développement (l’AKP). Ensuite, cette satisfaction éprouvée à l’égard de l’actuel gouvernement repose sur une comparaison avec les gouvernements du passé. En d’autres termes, cette satisfaction est ressentie vis-à-vis d’un gouvernement qui aurait très bien pu être formé par le Parti de la Juste Voie (DYP), le Parti Républicain du Peuple (CHP) ou le Parti pour un Mouvement Nationaliste (MHP). Dans ce sens, on pourrait dire que cette satisfaction est relative. »
Dans le Turkish Daily News, Mehmet Ali Birand se demande « pourquoi la société turque est si attachée à son armée ». Aux yeux du peuple turc, « l’armée représente l’Etat », écrit le journaliste. « Elle est source de respect, de crainte aussi, mais surtout elle inspire confiance dans le mécanisme établi. La discipline interne que maintiennent les forces armées turques, leur honnêteté, leur absence dans les affaires de corruption et leur structure organisationnelle impressionnent la société. Dans l’Anatolie rurale, l’armée est la première structure à venir en aide aux gens qui sont dans le besoin après des catastrophes. Elle est appréciée. »
Pour Birand, « le plus grand danger réside dans l’abus de confiance qui guette certains, tentés d’inciter l’armée à faire un coup d’Etat. La société turque aime et respecte les militaires, mais pas lorsqu’ils font des coups d’Etat. Les réactions observées après chaque coup d’Etat l’attestent. (…) S’ils se débarrassent du spectre des coups d’Etat, les militaires turcs formeront l’institution la plus précieuse de ce pays ».

Zidane victime de ses gènes.
Zidane, Zidane et encore Zidane ! Depuis dimanche soir, le monde entier glose sur le coup de tête donné par Zizou au joueur italien Materazzi en finale de la Coupe du Monde. Dans la presse turque, aussi, on commente le geste du meneur de jeu de l’équipe de France. Dès mardi, dans le Turkish Daily News, le journaliste Mehmet Ali Birand livrait son interprétation des faits, non pas sur la nature de l’insulte qui a provoqué le geste de Zidane – sur lequel le joueur s’est expliqué mercredi soir – mais sur les racines culturelles de ce comportement.
Pour le chroniqueur turc, en effet, Zidane a été victime de son tempérament méditerranéen. « Peu importe le degré d’immersion d’un individu dans une culture, écrit Birand, ses gènes remonteront tôt ou tard. Comment expliquer autrement le coup de tête de Zidane à son adversaire ? Réfléchissons-y un instant ! Vous jouez votre dernier match avec votre équipe nationale. Tout le monde loue votre génie sur le terrain. Les médias français croulent sous les superlatifs. Il ne reste que dix minutes à jouer dans le match, et il est probable que vous serez l’un des principaux joueurs désignés pour la séance de tirs au but. Tout en sachant cela, vous tombez dans le piège d’une insulte qu’un joueur italien profère à votre encontre juste pour vous agacer, et vous lui assénez un coup de tête. »
Pour Birand, l’attitude de Zidane a été conditionnée par un réflexe oriental. Autrement dit par « le tempérament méditerranéen », car « un joueur grec, italien ou turc aurait pu faire la même chose ». « En revanche, affirme Birand, si le joueur avait été allemand, il n’aurait pas fait ce que Zidane a fait. Il aurait pensé aux conséquences de son acte et aurait probablement lancé un juron à son adversaire, en réponse. » Pour résumer, souligne Birand, on est en présence de « deux mentalités différentes », et « si vous appartenez à l’une d’elles, vous pouvez faire ce que vous voulez, vous ne pourrez pas vous changer ».
En conclusion, le journaliste turc compare cette attitude de Zidane à celle « d’un Turc intégré à la société allemande après avoir grandi en son sein, mais qui grille immédiatement les feux rouges dès son retour en Turquie ». « Certains d’entre nous réussissent beaucoup de choses, écrit Birand, mais personne ne peut dominer ses gènes. Comme Zidane. »


 
   
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